"Y’en a marre publie un clip contre le virus Ebola

Les rappeurs sénégalais du collectif « Y’en a marre » ont sorti un clip dans lequel ils appellent à « stopper Ebola ». Ils y détaillent les mesures de prévention et appellent à une large mobilisation contre l’épidémie qui menace leur pays.


Ils s’étaient fait connaitre en se mobilisant contre la réélection d’Abdoulaye Wade, lors de la campagne présidentielle sénégalaise de 2012. Toujours actifs, les rappeurs du mouvement « Y’en a marre » s’emparent aujourd’hui d’un nouveau sujet de société : l’épidémie d’Ebola. Si l’unique cas détecté au Sénégal a été guéri, ce pays, frontalier de la Guinée, reste sous la menace de la propagation de la fièvre hémorragique.

Sous la houlette de « Y’en a marre », plus d’une quinzaine d’artistes sénégalais - parmi lesquels Fou malade, Kilifeu, PPS, Ousmane Gangue, Simon, Adiouza... - ont donc décidé de faire un clip pour sensibiliser l’opinion publique. La vidéo, alternant rap punchy et images chocs, a été publiée le 9 septembre sur la plateforme Youtube. Elle est aussi diffusée à la télévision sénégalaise.

« C’est notre rôle d’artistes de se mobiliser et de ’conscientiser’ les gens, explique Kilifeu, rappeur du groupe Keur Gui et fondateur du mouvement Y’en a marre. Cette chanson aborde les différentes facettes de la lutte contre Ebola. Certains couplets évoquent la gravité de cette maladie. D’autres, comment elle se transmet. Un troisième, comment on lutte concrètement contre sa propagation, c’est-à-dire en se lavant régulièrement les mains, en faisant attention à ce que l’on mange ou à ce que l’on touche, etc... »

Le clip est aussi entrecoupé d’images fortes de malades d’Ebola. « C’est un choix délibéré, justifie Kilifeu. Il faut appeler un chat un chat et ne pas se voiler la face. En montrant cela, nous voulons pousser les gens à prendre leurs précautions. » Les chanteurs appellent aussi à la fermeture des frontières pour éviter la propagation de la maladie et demandent à l’État sénégalais d’engager plus de moyens dans la lutte contre le virus tueur.

Source : Jeuneafrique.com

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