Wade refuse 555 tonnes d’huile offerts au Sénégal : Le régime renonce à libéraliser le marché sénégalais

Le président Wade se définit comme un libéral, mais ce n’est pas demain que son régime va appliquer la doctrine économique de laquelle il se réclame. Ceci, à cause de ses connexions et de celles de son fils, Karim, avec des milieux d’affaires.


Le Programme alimentaire mondial avait convoyé de la Malaisie 555 tonnes d’huile de palme, qui étaient, gratuitement, destinées à des nécessiteux sénégalais. La denrée pourrait bien prendre une autre destination, à partir du Port autonome de Dakar, où elle est stockée, en dépit des analyses attestant que l’huile est apte à la consommation. Car, le fils du président de la République, Karim est l’ami et le protégé du patron français de Sunéor, qui s’oppose à l’importation de toute autre huile. Elle a le monopole sur ce produit et entend le défendre ; quand bien même qu’elle ne parvient même pas à racheter les graines d’arachides produites par les paysans sénégalais.

Karim Wade protège Sunéor tant et si bien que son père a signé un décret autorisant les agriculteurs sénégalais de chercher à écouler leurs produits dans les pays limitrophes. Karim Wade défend Sunéor, alors que le président Wade est sur le chantier de guerre contre la légendaire Compagnie sucrière sénégalaise de Jean Claude Mimran. Car, le président Wade a des intérêts dans Dangotte Industries du Nigérian Aliko, qui compte exploiter au Sénégal, outre le ciment, le sucre. Dangotte aura le privilège, qui a été refusé aux opérateurs économiques sénégalais, depuis des années. Le marché sénégalais ne sera pas de sitôt libéralisé, à cause, encore du fils du président Wade : Karim n’entend ouvrir le secteur des Bâtiments et travaux publics qu’à Eiffage Sénégal, une entreprise française dont sa mère est actionnaire, et à quelques-unes des entreprises qui acceptent ses conditions. Il a livré le port de Dakar à Dubaï. La prochaine compagnie aérienne, Sénégal airlines, tout comme le futur aéroport de Ndiass ont été placés, par ses soins, sous la coupole des Arabes.

Les Wade n’en font qu’à leurs têtes. La cherté de la vie qui découle du marché sénégalais, fermé pour leurs intérêts, ne les préoccupe guère ! Le libéralisme que chantait l’opposant Wade n’était qu’un thème de campagne. Son fils a en conséquence enseveli les appels d’offres transparents. C’est le gré à gré qui lui permet de s’enrichir. En conséquence, le Sénégal fait partie des pays les plus corrompus du monde, selon le dernier rapport de la Banque mondiale, qui vient confirmer l’enquête commanditée par l’Usaid. C’est dire que les 25 containers d’huile de palme offerts aux pauvres sénégalais souffrent toujours dans l’enceinte du port de Dakar et risquent de se retrouver au Niger, à cause des caprices du fils du président. Il n’en est pas à ses débuts. Il risque de ne pas arrêter de profiter de la position de son père, qui l’encourage et ne peut rien lui refuser.

Source : Xibar.net

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