Simon Kouka : Le rap en bandoulière

Membre fondateur du groupe de rap Bis bi clan, Simon Kouka, 29 ans, est un défenseur exalté du Hip-hop. Et c’est dans le but de promouvoir une culture qu’il juge ‘trop peu prise au sérieux au Sénégal’, qu’il a installé une structure de production des artistes, qu’ils soient confirmés ou débutants.


Cette initiative est en partie motivée par sa propre expérience. ‘Au début de ma carrière, l’absence de structure, le manque de moyens nous a rendu la tâche difficile. Pour enregistrer un album, il fallait vendre ses chaussures, solliciter ses parents ou se lancer dans le business’, se souvient le rappeur. Pour rendre le boulot plus aisé à ses collègues rappeurs, et impulser le Hip-hop, il crée le Jolof 4 life. En plus d’un studio d’enregistrement, le label comporte une ligne de vêtements ‘streetwear’.

Sur le plan individuel, Simon Kouka est l’auteur de deux albums solo. Le dernier en date, Abadane bagne kate, composé de 18 titres, est paru en août 2007.

Le rappeur prépare la sortie d’un troisième album international, qui devrait, annonce-t-il, inclure des ‘featuring avec Kimani Marley, Akon, Didier Awadi’.

Halima DJIGO (Stagiaire)

Source : Walf

Simon Kouka, CHANTEUR : Restaurer un rap sénégalais positif

Le rappeur, Simon Kouka qui a déjà mis deux albums sur le marché s’apprête à publier un autre produit dans les semaines à venir. L’artiste se distingue pour son engagement à restaurer le rap dans ce contexte d’expansion du mouvement hip-hop sénégalais qui compte prés de 3000 groupes.

L’avenir de la musique rap au Sénégal tient à cœur le jeune rappeur Simon Kouka. Il a mis en place depuis décembre 2007, le label « 99 Records », une structure dont la finalité est d’affiner tous les produits des rappeurs. La structure dispose d’un studio d’enregistrement, de matériel de duplication de Cd, de Dvd et des ressources humaines pour le management des artistes.

« Le problème majeur du mouvement rap, c’est le manque de structures d’encadrement. Ces structures sont indispensables pour le développement de la musique rap », soutient le rappeur Simon Kouka. Ses appels pour l’unité du mouvement hip-hop sont révélateurs de son souci de redorer l’image des jeunes qui ont embrassé ce genre musical où l’on dénombre près 3000 groupes au Sénégal.

Kouka annonce la signature prochaine d’un contrat avec une maison de production internationale, ce qui ouvrira de nouvelles perspectives non seulement pour sa carrière mais aussi pour une flopée de groupes de rappeurs.

On relève d’ores et déjà le label « Jolof 4 Life entertainment » qui travaille avec une dizaine de groupes parmi lesquels, « Fatabarakalawou », « Zair Batine », « Abass Abass », « Sen Kumpë », « 5 Kiem 12 Ground », « Tigrimbi », « Milka », « Guan Abass », « Phenoman » entre autres.

Simon Kouka a toujours valorisé la collaboration en matière de création. Il a déjà fait des « featurings »(enregistrements) avec des rappeurs tels que « Daara-J », « Bourba Djolof », Gaston, « Bideew Bu Bess », « Fafadi ».

Pour son prochain album, il envisage des « featurings » avec Akon et Ziggy Marley. Le rappeur veut développer des thèmes de société comme la pratique de la religion, ainsi que les querelles qui minent le mouvement hip-hop. Signalons, que le rappeur et quelques artistes s’investissent pour la restauration de l’image du rap et du rappeur.

« Nous voulons une maison de la culture pour la musique rap pour essayer d’édicter une certaine ligne de conduite. Parce qu’on a dénombré 3000 groupes qui font le rap et tout le monde se dit rappeur. Les textes et les clips de certains ont contribué à donner une image négative aux rappeurs et la musique rap. Aujourd’hui, il faut restaurer tout cela », a laissé entendre Simon Kouka. Ce rappeur a déjà glané quelques distinctions. Il était le vainqueur du concours national de rap d’Oscar des Vacances en 1998 et le concours de slam organisé à Bordeaux en 2004. Il s’est produit un peu partout à travers le monde comme dans la prison de Nantes en avril 2004, et à Cergy Pontoise la même année, à Liège en octobre 2005 et à Barcelone. Il a aussi fait une prestation à Brooklyn en mai 2007 avec son complice Meta Krazy.

Il compte deux albums sur ses tablettes, le premier paru en 2006 est intitulé « Digué Boor La », le second publié en 2007 a pour titre « Abane Bagn Katt ».

Idrissa Sané

Source : LE Soleil

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