Rencontres Hip Hop à l’Institut LSS

Le mouvement galsen se retrouve autour de l’essentiel

Trois journées pour connaitre toutes les facettes, sociologiques, anthropologiques, artistiques, et linguistiques de ce mouvement, pour en expliquer la philosophie et la portée didactique, pour en retracer l’évolution à travers les 3 pays phares que sont les USA, la France et le Sénégal.


Le phénomène hip-hop est devenu incontournable dans le paysage musical et culturel contemporain. Le hip-hop n’est pas seulement un genre musical, il est aussi un art de vivre, une mode vestimentaire, une philosophie, une posture sociale.

Au programme :

- MERCREDI 7 JANVIER

10h : Cérémonie d’ouverture (Théâtre de Verdure/ Entrée libre) Présentation des trois journées, de leur enjeu et de leur déroulement par le comité du rap poétique. Expo photo et performance de graffeurs et de danceurs de breakdance.

10h30 : Conférence : Historique du mouvement hip-hop, par Mamadou Dramé (Théâtre de Verdure/ Entrée libre)

15 -17h : Atelier d’écriture de rap poétique ; entrée libre

- JEUDI 8 JANVIER

10h30 : Conférence Le rap, extension artistique et mouvement littéraire ? (Théâtre de Verdure /Entrée libre) par Malal Talla alias Fou Malade et Demba Aw

15 -17h : Atelier de déclamation de rap poétique. (Entrée libre)

- VENDREDI 9 JANVIER

10h30 : Conférence : Le rap dans l’enseignement du français (Théâtre de Verdure /Entrée libre) par Tidiane Ndiaye

15h -17h : Atelier d’enregistrement de rap poétique. (Entrée libre)

21h : Concert Fou Malade et le Bat’haillons Blind-D

  • Théâtre de Verdure Entrée payante (2000CFA).

« C’est dans les souterrains et les marges que se capte l’esprit de l’époque et se crée la musique du temps. »

Dans ce groupe de rap 2 GUN Tan (lire la vérité), chaque artiste incarne une figure de la marginalité : Fakhman est un sans abri, Krumah emprunte le nom du président ghanéen panafricanisme et enfin, Fou Malade symbolise l’archétype du marginal. Fou Malade se poste aux points de passage, il fait le pont entre les banlieues de Paris et de Dakar.

Il joue d’une double identité. Observateur attentif des mutations urbaines et sociales, créateur de nouvelles formes d’expression musicale, résolument moderne, il reste également attaché au « bled » et à la culture traditionnelle.

« L’énergie que nous recherchons court des champs de coton aux champs de béton », déclament les rappeurs de son collectif. Fou Malade est l’emblème du rap sénégalais et du dynamisme du rap africain. Il est l’un des rappeurs les plus originaux, les plus talentueux et les plus subversifs de sa génération.

Chantant en Wolof, en français et en anglais, il propose un son clairement africain avec un habillage et un travail sophistiqués qui exportent sa musique au-delà des frontières. Véritable melting pot, son rap intègre des sons d’accordéon.

Son flow est reconnaissable entre tous, et son discours extrêmement bien articulé emprunte des références tant à la culture hip-hop qu’à la sagesse des ancêtres africains et à la psychanalyse. Son ton revendicatif mais juste et son humour ravageur permettent à Fou Malade de s’imposer aujourd’hui sur la scène internationale.

Fou malade est le fondateur du Bat’haillons Blind-D et directeur artistique des studios Youkoungkoung. Il a à son actif 4 albums : 2 GUN Tan (2003), Compilation Viviane et Frères (2004), Radio Kankan (2006) et On va tout dire(2008).

Source : Kingsize

L’institut Léopold Sédar Senghor consacre 3 jours au hip-hop sénégalais

Questions autour de la part du rap dans l’enseignement

Le rap poétique est véritablement un outil pour l’enseignement du Français. Aujourd’hui, on trouve des liens entre les mouvements littéraires, la poésie et le rap, qui est une forme de poésie urbaine. C’est pour le démontrer plus amplement que plusieurs séries d’ateliers et de conférences-débats sont annoncées, du 7 au 9 janvier prochain, à l’Institut Léopold S. Senghor. Une manière d’amener les gens à prendre plus au sérieux le hip-hop et l’inscrire si possible dans les programmes de l’éducation nationale.

Alors que les « 72 heures de hip-hop Galsen », qui se sont déroulées au Centre culturel Blaise Senghor du 1er au 3 janvier dernier, revenaient sur la nécessité pour le mouvement de s’unir, l’Institut culturel français consacre à son tour, trois journées au phénomène hip-hop pour s’appesantir d’avantage sur la philosophie de ce phénomène. Un événement qui va démarrer aujourd’hui et qui compte prendre fin ce vendredi. Une occasion d’interroger ce mouvement sous un éclairage particulier. Car, comme il est précisé dans le communiqué de presse, « le hip-hop, devenu incontournable dans le paysage musical et culturel contemporain, n’est pas seulement un genre musical ; il est aussi un art de vivre, une mode vestimentaire, une philosophie, une posture sociale ». Ainsi, l’Institut culturel français, s’inscrivant dans la logique des 20 ans du hip-hop, veut apporter une touche spéciale, en rendant public pendant ces trois journées, les résultats de travaux de recherche menés depuis 2006 au Sénégal, par les professeurs des Clubs de Littératures, d’Art et de Philosophie (Clap), en matière de rap poétique. Différents orateurs sont programmés pour retracer l’évolution du mouvement à travers trois pays phares que sont les Etats-Unis, la France et le Sénégal. Mamadou Dramé, professeur es Lettres, spécialiste du rap sénégalais, va faire l’historique du rap sénégalais, tandis que, Malal Talla alias Fou Malade et Demba Aw vont aborder le thème : « Le rap, extension artistique et mouvement littéraire ? ». Quant au sieur Tidiane Ndiaye, professeur de français spécialiste de la pédagogie du rap, il se penchera sur « Le rap dans l’enseignement du français ». Une option qui vise à mieux faire connaître la culture hip-hop pour mieux l’intégrer dans les activités pédagogiques, éducatives et sociales au Sénégal. D’ailleurs, la note de presse qui informe de cet événement, précise qu’il sera question de « faire connaître toutes les facettes : sociologiques, anthropologiques, artistiques et linguistiques du mouvement hip-hop, pour en expliquer la philosophie et la portée didactique ». « L’originalité de ces 3 journées tient dans la redéfinition de la culture hip-hop », lit-on. En plus des activités annoncées au programme, il est aussi prévu une exposition permanente sur l’historique du mouvement hip-hop avec des photographies de Sandy Haessner, des clips, des ouvrages et des Dvd ; enfin, des ateliers de rap poétique. Les participants des ateliers auront d’ailleurs, à écrire un texte de rap et à le déclamer. Puis, « le meilleur d’entre eux enregistrera le morceau créé dans les studios Youkoungkoung aux côtés de Fou Malade », selon les organisateurs, qui confirment également que ces rencontres s’achèvent le vendredi 9 janvier prochain, avec les prestations de Fou Malade, pour un concert avec son groupe le Bat’haillons blind-d à l’Institut français Léopold S. Senghor.

Par Gilles Arsène TCHEDJI

Source : Le Quotidien

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