Pénurie d’essence


Pénurie d’essence : L’Oci laisse le Sénégal en panne sèche

Le Comité national des hydrocarbures vient de lever un coin du voile qui entoure la pénurie d’essence à Dakar. Une rupture qui serait précipitée par les sorties importantes de supercarburant pendant la durée du 11e sommet de l’Organisation pour la conférence islamique (Oci).

Les populations dakaroises continuent de subir les effets du dernier sommet de l’Organisation de la conférence islamique (Oci) qui s’est tenu récemment dans la capitale sénégalaise. Après les nombreux désagréments qu’il a causés aux usagers, voilà que la rencontre de la Ummah islamique plonge le pays dans une panne sèche de Super. Et les usagers ne savent plus où donner de la tête pour trouver ce liquide ’précieux’. Le recoupement des informations reçues permet de déduire que cette rupture serait précipitée par les sorties importantes de supercarburant pendant la durée du onzième sommet de l’Oci. Ce que semble d’ailleurs confirmer le Comité national des hydrocarbures qui, dans un communiqué, a fini de faire le rapprochement entre ces deux situations. Dans ce document, il est mentionné que le pool essences constitué du supercarburant, de l’essence ordinaire et de l’essence de pirogue a connu des tensions occasionnant des ruptures dans la presque totalité des stations services de Dakar. Une situation qui fait suite à l’arrêt programmé de la Société africaine de raffinage (Sar) pour une révision générale du 28 janvier au 5 mars 2008. Et un pétrolier s’était alors engagé à importer une quantité de 7 mille tonnes de supercarburant, dont les 3 mille devaient être déclassées en essence ordinaire. Une quantité qui devait arriver à Dakar dans la fourchette du 11 au 15 mars pour couvrir les besoins du marché national en essence jusqu’au 31 mars 2008, date à laquelle la société de raffinage commencera à produire de l’essence après le redémarrage de ses activités. Un engagement que le ’fameux’ pétrolier n’a pu honorer. Ce qui a entraîné du coup une rupture du stock. Une rupture précipitée par les sorties importantes de supercarburant pendant le sommet de l’Oci, mentionne le communiqué. Mais devant cette situation, le Comité national des hydrocarbures tente de rassurer l’opinion. ’La situation du pool essences reviendra à la normale dès ce jeudi (hier)’, renseigne-t-il. Tout en indiquant que la Société africaine de raffinage, en accord avec le ministère de l’Energie, a dû modifier son programme de production. Elle est même parvenue à mettre sur le marché, depuis le 23 mars dernier, 1 600 m3 d’essence ordinaire représentant 20 jours de consommation nationale de ce produit. Donc, informe-t-il, depuis ce jour, les livraisons d’essence pirogue et ordinaire se font normalement sur l’ensemble du territoire national. D’autant plus que la Sar a mis sur le marché sa première production de supercarburant. Une production qui sera suivie dès aujourd’hui, de la mise sur le marché, par l’opérateur défaillant, de 4 mille tonnes de super carburant. Une quantité qui ne couvre que 22 jours de consommation nationale. Mais jusqu’à 21 h hier, la situation n’avait guère évolué, car les stations services étaient toujours assaillies par les usagers à la recherche d’essence.

Source : Walfadjri

Les taximen menacent de marcher et brandissent une journée sans taxi

De la station d’essence du pont à celle du « garage taxis », il n’y a pas une seule goûte d’essence « mélange », ni de super. Seuls les véhicules à consommation de gasoil continuent leurs courses. Conséquences, beaucoup de conducteurs et notamment de taximen se sont vus brutalement privés de leurs activités quotidiennes. C’est ce caractère imprévisible qui explique leur courroux.

Selon Ndiaye Diop, un taximen, « le gouvernement est à l’origine de tous nos maux, c’est un régime qui ne prévient rien du tout. Nous souffrons aujourd’hui de l’incompétence des autorités de la société africaine de raffinage ». Il ajoute : « nous allons nous réunir pour battre le macadam dans les prochaines heures ».

A la question de savoir ce qui pourrait bien être à l’origine de cette rupture d’approvisionnement, un gérant d’une station de la place à préféré tout simplement exprimer son dégoût de cette situation qu’il a qualifiée de « gangrène récurrente ». Il a ajouté que le manque à gagner est énorme surtout quand cela perdure. Il faut dire que dans les deux seules stations que compte la ville de Kolda, les ruptures de carburant sont monnaie courante.

Mais le malheur des uns faisant le bonheur des autres, les mécaniciens de motos, eux, se frottent les mains. Les marchés noirs profilèrent de jour en jour et les prix du litre ne cessent de grimper. De 1250 FCfa, le litre d’essence est cédé ce jeudi 27 Mars à 1500 FCfa. Et c’est à prendre ou à laisser.

Selon certaines sources, ce carburant proviendrait de la Gambie voisine. Ce qui aiguise davantage la frustration de certains qui ne comprennent pas comment ce pays voisin parvient – il à mieux s’organiser et éviter ce genre de désagrément à ces citoyens pendant que « la patrie de Wade croupit sous le poids de l’inactivité due à une rupture d’approvisionnement doublée d’une hausse vertigineuse des prix ». En attendant de trouver la réponse à cette équation, les gorgorlous du Fouladou Pakao Balantacounda continuent de ruminer leur mal de ne pouvoir exercer leur boulot.

Le ministre Samuel Sarr à l’origine de la pénurie de carburant : Il a refusé de signer l’autorisation à un tanker privé

mboasu Un tanker de plusieurs milliers de tonnes de carburant est arrivé au port de Dakar depuis 5 jours et est dans l’attente d’une autorisation du ministre de l’énergie Samuel Sarr pour être « dépoté ». La raison ? Le ministre Samuel Sarr se trouvait hors du Sénégal à l’arrivée du bateau de carburant. Arrivé à Dakar, alors que tout le monde l’attendait pour qu’il signe une autorisation en faveur du navire loué par une compagnie de distribution de carburant au Sénégal, le ministre est allé à en réunion du conseil des ministres sans signer le précieux document.

D’après certaines informations recueillies auprès de plusieurs sources, la Société africaine de raffinage évoque un « arrêt technique » pour expliquer la pénurie alors que ses caisses sont vides et que cette société manque de cash pour tourner et s’approvisionner sur le marché du pétrole. Ce qui a amené les compagnies à chercher du pétrole sur le marché mondial directement sans passer par la SAR incapable de satisfaire la demande. Par ailleurs, comment expliquer l’attitude du ministre Samuel Sarr qui prend ses aises à Paris, refusant presque, de signer une « banale autorisation » qui pourrait éviter cette pénurie ? Le ministre Samuel Sarr ne serait pas favorable à ce que les sociétés de distribution de carburant importe directement du pétrole. Un deal pareil n’arrangerait pas les sociétés de trading du secteur.

Source : Rewmi

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