PREMIèRE DE DAARA J FAMILY APRèS LA SORTIE DE SCHOOL OF LIFE : Un concert tout en espoir

School of life suit son petit chemin, après moins de deux mois d’existence le nombre d’exemplaires vendus est estimé à « dix mille ». Et pour accompagner la promotion de cet opus, « Daara J family« fait une tournée européenne et africaine dont la première s’est déroulée à guichets fermés, vendredi dernier, à l’institut Léopold Sedar Senghor.


Par Coumba THIAM

La première sortie de Daara J Fa mily, après la parution de leur dernier album School of life a été une vraie réussite. Le concert s’est dé roulé, vendredi dernier, à l’institut français Léopold Sédar Senghor qui a tout simplement refusé du monde. Ce spectacle entre en fait dans la tournée européenne et africaine de promotion de leur album. Une tournée dont le premier spectacle laisse envisager une réussite totale, car nombreux ont été les fans qui ont répondu à cette invitation. Daara J Family a ravi les nombreux fans en leur offrant un magnifique spectacle, qui rassemblait mu sique, danse et art. Le groupe semble avoir acquis une certaine maturité après plus d’une quinzaine d’année de hip hop. Ce qui lui a valu ce nou veau style, considéré par certains comme un mélange enrichi, avec du rap, reggae et même de l’acoustique. De quoi satisfaire tous les goûts. « Aujourd’hui on tend vers un horizon beaucoup plus large et il y a beaucoup de nationalités dans notre groupe. On peut voir des Ca me rou nais, Congolais, Gambien », souligne Ndongo D. C’est l’assemblage de ces divergences culturelles qui fait l’originalité du Daara J family et le charme de leur nouvel album. Fada Freddy et Ndongo D ont su charmer le public pendant plus de deux heures avec plus de 10 titres déclamés. Ils ont ouvert sur le son Boomerang, une belle entrée qui n’a pas manqué d’aiguiser de plus belle l’excitation des admirateurs. Ils ont enchaîné avec We celebrate, une musique sur le tempo de celui des années 60 et bien d’autres encore, pour enfin terminer avec Africain, le titre phare de leur album, devant un public conquis. « Franchement, on est super con tents que le public ait compris l’appel lancé, je crois qu’il n’y a que les Sénégalais qui peuvent faire vivre leurs artistes et je considère aujourd’hui que les artistes sont les bibliothèques de la culture de leur pays parce qu’ils sont les mémoires de cette culture, donc voir aujourd’hui que les gens répondent a cet appel nous donne de l’espoir ainsi qu’à l’art en général », confie Fadda Fred dy. Il ajoute que la présence massive des personnes au concert prouve « qu’il y avait un vent d’hommes qui voulait contrecarrer la piraterie ». La lutte contre la piraterie est une longue et accablante guerre que mè nent les musiciens, Daara J Family n’est pas en reste dans ce vaste chantier, et certifie que « c’est très dur d’être artiste  ; c’est un travail sans répit et de voir des gens venir à votre concert je dis merci à tout le public d’avoir foi en nous ».

10000 exemplaires vendus selon Fada Freddy

Daara J family est convaincu d’obtenir le disque d’or tant espéré avant la fin de cette année. Pour cela il précise par la voix de Fada Freddy  : « On avait dit qu’on irait vers les foyers pour que chaque maison ait un disque et maintenant on a des partenaires qui nous aident pour que ce vœu se réalise et donc d’ici le mois de décembre on va faire un inventaire. Personnellement, je crois qu’on va atteindre nos objectifs d’ici décembre. » School of life est sortie il y a près de deux mois et la vente est à « dix mille exemplaires bien que la promotion ne soit pas encore poussée à fond », selon Fada Freddy. Celui-ci promet que la réussite de cette expérience sera fêtée, non pas pour Daara J family mais pour « la victoire de la musique africaine. Et prouver ainsi, au monde entier que le marché africain est enfin indépendant, on n’a plus besoin d’aller jusqu’en France ou aux Etats-Unis pour avoir des disques d’or ». C’est durant le concert que certaines chansons, ne figurant pas sur l’album, ont été dévoilées au public. Ndongo D explique ce choix par le fait qu’« il y a un problème dans le marché et on a décidé de garder quel ques morceaux en exclusivité pour le live, et le plus important pour nous c’est de garder ce contact avec le public. Nous ne sommes pas un groupe de studio seulement mais nous voulons donner autant au niveau du cd que sur la scène ». coumba@lequotidien.sn

Source : Le quotidien

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