PARTAGE DES POSTES AU SEIN DES STRUCTURES PUBLIQUES

Moustapha Niasse case sa fille au Port et son fils à l’Asepex

Comme si elles craignaient que tout s’effondre autour d’eux après leur limogeage, les autorités actuelles sont en train de faire une course contre la montre pour caser tous leurs enfants et protégés. Si le port autonome de Dakar est incontestablement là où on trouve le plus de « fils de », d’autres structures ne sont pas en reste.


Et parmi ceux qui font tout pour mettre leurs enfants à l’abri, il y a le président de l’Assemblée nationale. Après avoir trouvé une planque à sa très « branchée » fille chérie cadette Saida Niasse au Port autonome de Dakar avec, s’il vous plaît, un statut de cadre, Moustapha Niasse en a fait de même avec un autre de ses fils.

Le président de l’Assemblée nationale a casé son fils Baye Niasse à l’Agence sénégalaise de promotion des exportations (Asepex), le machin dirigé par le Docteur Malick Diop. Avant lui, c’est l’actuel ministre du Commerce Alioune Sarr qui dirigeait la structure.

Ce qui rend cette planque relativement indécente parce que c’est dans une structure dirigée par un « progressiste » que le fils de Niasse a été casé. Allez chercher l’erreur…

Encore une fois, qu’on ne nous oppose pas l’argument selon lequel ce sont des Sénégalais formés à bonne école et qui ont droit à ceci ou à cela. ils sont nombreux, les Sénégalais formés à bonne école, ayant fait de brillantes études, diplômes dans les plus prestigieuses universités d’Europe ou d’Amérique qui ont déposé leur Cv partout sans même être appelés. Moustapha Niasse, président de l’Assemblée nationale, a un salaire mensuel de 5 millions de francs Cfa, des milliers de litres de carburant, téléphone, voyages et logement de fonction à sa disposition. Mais cela n’est que la face visible de l’icberg. tous les mois, il a des fonds secrets de près de 50 millions de francs Cfa avec lequel il peut faire ce qu’il veut. « Il peut le brûler ou l’enterrer ou l’offrir à qui il veut sans avoir à rendre compte » pour reprendre l’autre.

Le Sénégal doit-il continuer à se payer ce luxe ? Alors que pour les bourses familiales, le gouvernement ne donne que 25.000 francs par trimestre ? Malgré tout cela, il dispute pour son fils des postes qui pouvaient revenir le plus légitimement du monde à d’autres s’il y avait appel à concurrence… Et pourtant, Moustapha Niasse est réputé très riche, actionnaire dans plusieurs sociétés, membre de conseil d’administration de plusieurs multinationales. Pourquoi ne pas prendre ses enfants dans ses sociétés privées et libérer la place pour le méritant fils de l’infirmier… ?

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