Moussa Tine jugé en correctionnelle pour diffamation

L’ex-N°2 de l’Alliance Jëf Jël, Moussa Tine est jugé dans le fond ce lundi dans le cadre de ce que d’aucuns qualifient d’excroissances de l’affaire de l’agression de Talla Sylla, leader de Jëf-Jël. C’est suite à une plainte introduite chez le procureur en mai 2004 par le ministre-chef de cabinet du président de la République, Pape Samba Mboup pour diffamation que la justice s’était saisie de l’affaire.


Le procès devrait s’ouvrir instamment, Moussa Tine et ses conseils s’étant présentés dans les locaux de la chambre des Appels correctionnels du Bloc des Madeleines de la Cour d’Appel de Dakar. L’audience qui est publique se passera en présence des avocats de l’ex-numéro deux de l’Alliance Jëf-Jël et ceux de Pape Samba Mboup.

Selon le quotidien Wal fadjiri dans son édition de ce lundi, c’est par le biais d’un huissier de justice, que Moussa Tine, l’ex-député du Jëf Jël a reçu, à son domicile à Thiès, une citation le sommant de se « trouver le lundi 30 juin 2008 à 8 heures du matin à l’audience de la chambre des Appels correctionnels du Bloc des Madeleines de la Cour d’Appel de Dakar ».

Les faits qui valent à Moussa Tine de comparaître ce jeudi en correctionnelle ont lieu au lendemain de l’agression de Talla Sylla. Le numéro deux d’alors de l’Allaince Jêf-Jël avait trouvé suspecte, la présence de Pape Samba Mboup, ministre-chef de cabinet du président de la République, à l’hôpital Principal de Dakar où Talla Sylla avait été évacué. Pape Samba Mboup avait ainsi saisi le Procureur de la République d’une plainte en diffamation contre Moussa Tine.

Cette affaire est jugée au moment où celle qui est à l’origine, à savoir l’agression de Talla Sylla est toujours impunie, peste-t-on dans les rangs de l’Alliance Jëf-Jël. Qui soutiennent que les gendarmes ont bouclé depuis belle lurette leur enquête et retenu des indices concordants contre de proches de l’entourage présidentiel.

Les membres de la direction du Jëf-Jël avaient d’ailleurs tenu un point de presse, le 6 octobre 2007, jour du troisième anniversaire de l’agression de Talla Sylla pour dénoncer l’immobilisme qui caractérise le traitement de ce dossier. Le leader de l’Alliance Jël-Jël Talla Sylla avait accusé le président Wade d’être derrière ce qu’il a qualifié de tentative de meurtre contre sa personne.

Source : Infosen

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