Mélange de couleur dans un groupe de rap

Au collège Kennedy, un jeune groupe de rap a été fondé pendant les vacances de février 2009, nommé Ghetto Africa. Ses membres se réunissent tous les mardis au centre Papin de 17 h à 21 h. Le groupe est composé de cinq garçons qui ont des origines différentes : on y retrouve l’Italie, le Ghana, la Sierra Leone, le Cap Vert, le Sénégal, la Réunion et le Gabon. L’un d’entre eux, Mamadu, a accepté de répondre à nos questions.


Comment as-tu connu le rap et quelles sont tes motivations ?

Je connais le rap grâce à mes amis : c’est eux qui m’ont donné l’envie de raper. Pour moi, c’est un passe-temps, je ne me verrai pas aller plus loin.

Pourquoi ?

À cause de ma religion, car c’est mal vu.

Qu’apporte le rap à ta vie ?

Ça me déstresse et ça me fait plaisir.

Est-ce que le rap t’apporte des problèmes dans ta famille ?

Mes parents ne savent pas que je rape, mais même si je leur disais, ils ne me l’interdiraient pas. Ce qui est sûr, c’est qu’ils ne voudraient pas que j’aille plus loin.

Dans le groupe, comment composez-vous une chanson ? Qui s’en charge ?

Chacun écrit ses propres textes mais parfois, il arrive qu’on écrive ensemble. Dans le groupe, on a chacun notre façon de raper et on ne traite pas les mêmes sujets. Au final, quand on a un bon texte, on choisit une partie instrumentale : celle qui va le mieux avec le texte.

Vos origines ont-elles une influence sur votre manière de raper ?

Oui, car parfois nos textes sont en rapport avec nos origines. Par exemple, quand Yvan, qui est Réunionnais d’origine, rape, ses textes parlent surtout de son pays ou de l’amour. Qquand des rappeurs d’origine africaine rapent, et ce sont les plus nombreux dans le groupe, ils expriment plus la misère et les injustices subies. Mamadu, Fatbardh, Cécilia, Alison V.

Source : L’Alsace

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