Les Populations disent non au Sénégal de la pénombre

Deux agences de la Senelec saccagées

Cet après midi est marqué par des manifestations contre les délestages qui commencent à prendre des proportions inquiétantes à Dakar. En effet, ces jours ci, les coupures pouvaient durer une journée entière, deux jours successivement. Et les populations désabusées ne supportent plus. Alors, des Parcelles assainies à Derklé en passant par la patte d’oie, les populations ont brûlé les pneus pour manifester leur mécontentement.


48 heures sans courant dans le quartier. Les populations des parcelles assainies n’en peuvent plus. Cet après midi elles l’ont manifesté dans le quartier en brûlant les pneus de véhicules dans les coins stratégiques du quartier et paralysant la circulation. Il s’agit des ronds points de des unités 24 et 19. Ainsi, on pouvait voir dans la rue plusieurs centaines d’adolescences qui encerclaient le feu pendant les pneus brûlent en dégageant une fumée très noire. Ces jeunes faisaient tant de vacarmes dans la rue si bien que certains habitants du quartier semblent stupéfiés par ce qui se passe. Les véhicules qui avaient le droit de passer devraient d’abord, ralentir puis prendre l’élan pour passer rapidement outre ce feu. En fait, ces ados permettaient aux cars rapides, aux voitures personnelles et aux taxis de circuler tranquillement. Mais les bus TATA et Dakar Dem Dikk, considérés comme la chose de l’Etat, sont éconduits à chaque fois qu’ils tentent de traverser le rond point de l’unité 24. Pendant ce temps, le feu est déjà éteint à l’unité 19, où vraisemblablement tous les véhicules pouvaient passer. Non seulement les transports en commun étaient obliger de faire demi tour, mais ils faisaient descendre tous les passagers chaque fois les populations se ruaient vers eux pour leur barrer la route. Les populations de cette banlieue ne se sont pas limitées à cela.

Courroucées, elles sont aller saccager l’enseigne des locaux de la Senelec du quartier. Elles justifient leur attitude par le fait que depuis hier, elles sont dans le noir de manière continue. Si au moins dans ce quartier les populations avaient un certain pouvoir jusqu’à décider de quelles voitures devaient passer et celles qui ne devraient pas, ce n’est pas le cas à Derklé sur la route du front de terre. En effet, là bas, la police faisait le pied de grue. Un habitant du quartier raconte qu’il y avait une foule nombreuse qui est sortie manifester dans ce carrefour. Mais la police étant arrivée tôt sur place, aucun manifestant n’était présent sur les lieux. Encore que qu’un renfort de policier a été envoyé en plus du grand véhicule qui a transporter le premier groupe. De toutes les façons, sur place, ils n’avaient pas de quoi montré les muscles. Il faut noter cependant que l’endroit choisi par les populations de front de terre était très sensible car une station service se trouve à côté du rond point, de même qu’une banque dans la rue 45.

Même au rond point de Liberté VI, quelques policiers étaient sur pied prêts à agir. D’après certaines sources, il y aurait eu des manifestations du genre à la patte d’oie occasionnant beaucoup de dégâts. Face à ces coupures qui s’accentuent ces jours ci, les populations sont obligées de se rabattre sur les groupes électrogènes, particulièrement ceux qui exercent une activité commerciale. Ce n’est pas seulement les populations les moins nanties qui en font seules, les frais car même les quartiers résidentiels sont affectés. Le vice président de l’Assemblée nationale, Iba Der Thiam avait pourtant émis, il y a quelques jours, une idée pertinente qui consistait à programmer les délestages, les annoncés via les médias pour que les populations prennent leur dispositions. Mais surtout pour que les entreprises traduisent ces pertes d’énergie en ressources, en travaillant s’il le faut la nuit au lieu du jour, si le délestage est programmé.

Source : African Global News

Deux agences de la Senelec saccagées

NETTALI - Au moment où se tenait le conseil des ministres, les populations de plusieurs quartiers de Dakar ont manifesté leur ras-le-bol face aux délestages en saccageant deux agences de la Senelec. Dakar a renoué avec les ténèbres ces derniers jours. Les délestages ralentissent les activités des sénégalais obligées de vivre au rythme de la Senelec. Outre les pertes matériels qu’elles occasionnent, les coupures d’électricité constituent une prime à l’insécurité avec des agressions récurrentes. Suffisant pour que les populations saccagent deux agences de la société nationale d’électricité et réclament, notamment à Thiès, la démission du ministre de l’énergie Samuel Sarr. Lors de ces manifestations spontanées, des pneus ont été brûlés et des slogans hostiles à la Sénélec lancés par les manifestants. Les autorités continuent d’invoquer la hausse des cours du pétrole pour justifier cette situation alors que le prix du baril a chuté.

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