L’AS et 24 HEURES CHRONO attaqués par des nervis

Le crime est signé

Les rédactions des quotidiens « l’As » et « 24 heures chrono » ont été visitées hier, dimanche 17 août aux environs de 20 heures par une bande de nervis qui a usé de bombes asphyxiantes à l’encontre des journalistes présents a saccagé le matériel avant de s’esquiver à bord d’une 4X4 L200 de l’administration. On apprenait que le « Courrier » avait reçu des menaces également. Le Comité pour la défense des journalistes fustige ces agressions barbares et a sorti aussitôt un communiqué.


A-t-on commencé à mettre en exécution les menaces publiquement proférées par un ministre de la République du moins en son nom par son propre cabinet qui publie un communiqué dans l’organe officiel du Sénégal, le « Soleil » dans son édition du jeudi 14 août dernier ? Ce dernier disait se réserver le droit de riposter certainement à la mesure de l’affront contre les attaques verbales, écrites tout aussi violentes et criminelles selon lui que la violence physique. Il affirmait être l’objet d’un traitement discriminatoire de la part de certains confrères parmi lesquels « l’As et 24 heures chrono » qui ont été visités hier dimanche 17 août par une bande de nervis sur les coups de 20 heures.

Selon Cheikh Omar le rédacteur en chef du quotidien « l’As », « c’est vers vingt heures trente qu’une dizaine d’individus ont fait irruption dans notre rédaction non sans « bomber » auparavant le gardien qui était en train de prier devant la porte. Trois d’entre eux se sont mis à asperger les membres de la rédaction de gazes asphyxiants, tandis que les autres saccageaient les machines. Ils ont donné l’impression de connaître les lieux et de savoir ce qu’ils voulaient détruire.Ils sont en effet allé directement vers le serveur central et la machine des archives pour les détruire ». Pour le patron de l’As, le crime est signé d’autant plus que les nervis se sont repliés à bord d’un véhicule apparemment de l’Administration même si « nous n’avons pas pu malheureusement lire les numéros d’immatriculation, nous avons clairement vu l’inscription Ad ».

C’est le même constat au niveau du quotidien « 24 heures chrono » à deux pâtés de maisons derrière l’As. El Malick Seck, le patron dit ne point être surpris par « l’attaque ». « Ils sont venus au moment où nous avons fini de boucler et n’ont trouvé qu’une seule personne qu’ils ont violentée avant de s’en prendre lâchement au matériel informatique et bureautique ». On apprenait également que le « Courrier » de Amadou Gaye avait reçu des menaces d’être visité certainement par la même bande sure de son impunité dans la soirée. La police de Dieuppeul alertée est venue faire le constat.

Ainsi, on franchit un pas supplémentaire dans l’escalade de la violence à l’encontre des professionnels de l’information. On préfère réserver un traitement « voyou » à leur requête de justice à la suite de l’agression policière contre Boubacar Kambel Dieng (RFM) et Karamokho Thioune (WADR). Des menaces proférées à l’encontre de notre confrère de Walfadjiri, Papa Ngagne Ndiaye, de la saisie et de la tentative de saisie des cansons de l’As et du journal Populaire. Selon le Comité pour la défense et la protection des journalistes, le crime d’hier porte une signature.

Dans un communiqué tard dans la nuit, il condamne fermement ces agressions barbares. Et se réserve le droit de prendre les mesures de ripostes adéquates dès sa réunion d’aujourd’hui lundi 18 août.

par Madior FALL

Source : Sud Quotidien

Répondre à cet article