La renaissance de Disiz Peter Punk

L’ex-rappeur évryen tourne la page hip-hop. Il part explorer de nouvelles contrées musicales « Dans le ventre du crocodile ». En tournée actuellement, il vient de faire escale au Rack’Am de Brétigny-sur-Orge en France.


Il nous avait prévenu avec son album, en 2009 : « Disiz the end ». Fini le rap... place au changement ! À 32 ans, Disiz Peter Punk ouvre un nouveau chapitre musical avec son opus électro-rock, « Dans le ventre du crocodile ».

« J’avais envie de quitter ce monde du rap qui tourne en rond. Je n’aime pas me sentir enfermé dans des cases », confie-t-il. Une soif de liberté, qui l’oblige à se séparer de sa maison de disques car, comme il l’explique, « pour eux, un rappeur reste un rappeur”. “Plus vieux, plus ouvert d’esprit qu’auparavant », l’artiste est en pleine mutation... L’occasion de s’offrir (encore) un nouveau pseudo.

« Disiz » quand il faisait du tag, « Disiz la Peste » à l’époque rap, c’est sous son véritable nom que Serigne M’Baye a sorti un disque au Sénégal, puis un roman, « Les derniers de la rue Ponty », en 2009. De multiples facettes, auxquelles s’ajoute dorénavant celle de Peter Punk.

« Je n’ai pas le temps de faire tout ce que je voudrais » « Le génie, c’est l’enfance retrouvée à volonté », dit-il en citant Baudelaire. Un clin d’oeil à Peter Pan, que l’on retrouve jusque dans le titre de son album. « Mon dernier album fait référence au Capitaine Crochet, qui a peur du crocodile, peur du temps qui passe, confirme-t-il. Moi, c’est pareil, je n’ai pas assez de temps pour faire tout ce je voudrais ».

Disiz multiplie pourtant les projets : en plus de sa tournée qui est passée par le Rack’Am de Brétignysur- Orge le 10 octobre dernier, il s’attelle déjà à l’écriture d’un deuxième roman, suit des cours de droit, donne des cours au Théâtre de l’Odéon auprès de jeunes en réinsertion. Et s’occupe de ses trois enfants à Évry, où il est lui-même né. Mais pas question pour le chanteur d’endosser le rôle de porteparole des quartiers. « Mon expérience et ma vision du monde, je les partage dans mes titres. C’est tout ».

Source : journal Essonne

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