La Senelec donne la parade aux factures chères : n’avoir qu’une seule lampe et se coucher avant minuit

La facture n’augmentera pas si on consomme moins de 17 kiloWatt.H. Une lampe de 50 Watt allumée 5 heures par jour consomme 250 Watt.Heure, soit un quart de kilowatt.H. Sur 60 jours : 15 kW.H sur la facture. Ne pas consommer plus pour bénéficier de la nouvelle tarification.


La Senelec rassure les usagers : La nouvelle tarification incite à l’économie d’énergie

Il y a eu beaucoup de bruits autour de la nouvelle tarification des prix de l’électricité entrée en vigueur depuis le 1er août 2008. La SENELEC est formelle : les usagers seront loin d’être lésés. Mieux, elle apporte des éclairages sur le nouveau système

En réalité, la structure tarifaire de l’électricité n’avait subi aucun changement depuis 1986. C’est pourquoi, après la dernière étude réalisée à ce propos par l’Office nationale de l’électricité du Maroc (ONE) en 2005, l’Etat du Sénégal a pris la décision de mettre en place une nouvelle grille tarifaire, caractérisée par une hausse de 17% en moyenne sur les tarifs. Mais, selon Abdoulaye Dia, le directeur de la communication et de l’informatique de Senelec, le nouveau système est beaucoup plus transparent parce qu’il est basé sur des critères d’efficacité économique et d’équité. Question : qu’est ce qui va changer pour les usagers dont certains n’ont pas caché leur surprise lorsqu’ils ont récemment reçu deux factures en lieu et place d’une pour les besoins du bimestre juillet-août ?

En fait, informe l’entreprise d’électricité, les clients basse tension (ménages et petits professionnels) dont la puissance électrique est inférieure à 17 kilowatts, vont continuer de recevoir une facture bimestrielle. Seulement voilà, en ce qui concerne les mois de juillet et août, il était plus transparent et judicieux pour la Senelec de procéder à l’éclatement des factures d’autant plus que celle du mois de juillet n’entrait pas dans le champ de la nouvelle tarification. C’est juste une question de bon sens assure le patron de la communication de l’entreprise. Par contre, les gros clients (y compris ceux qui ont une puissance égale à 17 kilowatts) qui recevaient une facture bimestrielle, auront désormais droit à une facture mensuelle. Il faut remarquer que toute cette “ polémique ” entretenue autour de la supposée double facturation s’explique par le contexte particulier dans lequel intervient l’entrée en vigueur du nouveau système de tarification.

En cette période de canicule (de juillet à octobre), il est avéré qu’il s’agit d’une période de pic pour la consommation d’énergie électrique. Cela a sans doute joué sur le subconscient de certains consommateurs qui ont tôt fait de parler de “ hausse vertigineuse ” des coûts de l’énergie. Mais la société nationale d’électricité rassure : les consommateurs à faible revenu vont subir non pas une hausse, mais une baisse sur leurs factures et 36% des clients basse tension sont concernés par cette baisse.

De même que 50% des clients professionnels à petite puissance vont aussi connaître une baisse des montants à payer.

Finalement, l’on se rend compte que le mode de tarification devient progressif et non dégressif comme c’était le cas avant août 2008. En clair, le client devient responsable de la planification de ses appels de puissances et paye en conséquence.

En outre, il peut réaliser des gains sur ses factures s’il s’adapte au mieux à ce système tarifaire en rationalisant ses consommations.

Enfin, le système tarifaire tel qu’élaboré, encourage les usagers à transférer une partie de leurs consommations en dehors de la pointe de l’été. En fin de compte, cette “ hausse ” ne va concerner que ceux qui ne vont pas se mettre à l’heure de l’économie d’énergie et d’ailleurs c’est cela l’esprit de la nouvelle tarification, expliquent en chœur les responsables de la Senelec qui en appellent à moins de gaspillage d’énergie de la part des usagers. L’heure est donc à la rationalisation des consommations.

L’Etat du Sénégal a préféré appliquer une hausse de 17% pour se substituer aux consommateurs en complétant le revenu de la Senelec par une compensation financière. C’est le même procédé qui est appliqué pour le gaz butane.

Même si cette hausse ne couvre pas totalement le manque à gagner subi par l’entreprise d’électricité du fait de la hausse continue du prix du fuel sur le marché international.

Mamadou Lamine DIATTA

Source : Le Soleil (toujours lumineux)

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