Journalistes au gniouf ; Wade prétend ne pas être au courant

La Convention des jeunes reporters du Sénégal (Cjrs) s’indigne de la cascade d’arrestation des journalistes et condamne avec la dernière énergie « les viles pratiques qui ne peuvent être valables qu’au moyen âge ». Le Président Abdoulaye Wade en voyage à Paris pour promouvoir son livre « Les mathématiques de l’analyse économique moderne » a ordonné la libération des journalistes.


Pratiques moyennageuses

« Elle condamne non seulement ces arrestations avec la dernière énergie, mais aussi appelle à stopper le plus rapidement possible ce rouleau compresseur savamment orchestré par les Tenants du pouvoir en furie », s’est insurgé les jeunes reporters à travers le communique qui nous parvenu à notre rédaction hier, lundi 7 novembre, quelques heures après l’arrestation d’El Malick Seck l’administrateur du journal en ligne rewmi.com.

Selon les jeunes reporters, il est ainsi le quatrième journaliste « à subir le rouleau compresseur du pouvoir » suites aux arrestations de Moussa Gueye, Pape Moussa Doucar de l’hebdomadaire l’Exclusif et du directeur de publication du Courrier du jour, Pape Amadou Gaye. « Ces quatre journalistes ont été arrêtés de manière musclée comme des bandits de grand chemin.

Ils ont tous été incarcérés dans un intervalle supérieur ou égal à un mois. Ce qui constitue un signe vraiment et sérieusement inquiétant pour toute la profession. Il est ainsi grand temps d’agir », ajoute le communiqué. Devant cette « série noire pour les journalistes », la Cjrs estime qu’au rythme où vont les choses, aucun journaliste n’est épargné. « Ils peuvent tous tomber sous le coup de ces articles liberticides (80, 254, 255 et 270) du code pénal ou du code de procédure pénale », précise t-il.

Devant cette situation, le Bureau Exécutif National de la convention des jeunes reporters du Sénégal appelle le Synpics, les Editeurs de presse et tous les segments de la profession à une unité d’action afin de donner plus d’impact de la lutte. « Pour faire face vigoureusement au Monstre qui est toujours vivant.

Ces actions ont pour finalité de le dissuader à songer d’autres tentatives de musellement et d’intimidation des journalistes », a annoncé le communiqué les jeunes journalistes.

La Lumière des mathématiques modernes

Des instructions ont été données à la Division des investigations criminelles (DIC) pour faire libérer immédiatement le journaliste El Malick Seck, propriétaire du site d’information rewmi.com, après qu’il ait reconnu des ‘’dérapages enregistrés dans son site et présenté ses excuses aux plus hautes autorités de l’Etat’’, fait savoir le ministère de l’Intérieur dans un communiqué.

Cette décision, résultat d’une rencontre qui a regroupé mercredi soir le ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur, des responsables du Collectif des éditeurs de presse et du Conseil pour le respect de l’éthique et de la déontologie (CRED) a été ‘’prise dans un souci d’apaisement et de pacification des relations entre la presse et le pouvoir’, précise le ministère de l’Intérieur. Mais la libération du journaliste ‘’ne saurait préjudicier de la suite qui sera réservée à cette affaire’’, selon le communiqué qui souligne qu’une enquête a été ouverte pour identifier ‘’clairement le ou les auteurs de ces dérapages inadmissibles’’.

Les autorités disent faire appel ‘’à l’esprit de responsabilité des uns et des autres, au respect des règles de l’éthique et de la déontologie des journalistes que se sont engagés à faire observer les responsables de la presse’’, selon le texte.

Source : Sudonline & APS

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