Inondations : Les banlieusards pataugent dans les eaux

Après deux jours de pluies à Dakar et dans sa banlieue, plusieurs quartiers des bas fonds vivent le calvaire des inondations en cette période du mois béni de ramadan. Les routes et certains lieux publics sont impraticables. L’anarchie s’est installée.


Certains quartiers de la banlieue de Dakar sont déjà plongés dans les inondations, après seulement 48 heures de pluies. Le constat est général de Guinaw Rail à Diamaguene en passant évidemment par Djeddah Thiaroye Kao et autres localités. Qui ont fini de voir leurs maisons et routes envahies par les eaux. En effet, les habitants de ces quartiers de bas fond s’activent inlassablement pour l’évacuation des eaux de leurs maisons, dans un quartier de Guinaw rail nord toute une famille se mobilise, les uns et les autres sont armés de pelles, de seaux et de balais. Un septuagénaire du nom de Waly, s’active à leurs côtés et explique en ces termes : « toute la journée on est là, l’eau entre dans notre maison car un de nos voisins a bouché le trou du mur qui est à côté du poteau électrique que tu aperçois et qui servait de passage à l’eau ». C’est difficile pour certains en cette période de mois béni du ramadan, l’eau a fini de trouver son refuge dans la cuisine de la maison de la famille Sarr. A l’entrée de la maison une marre d’eau fait le décor jusqu’à occuper la concession de son voisin. Là aussi, une dame sous le couvert de l’anonymat crie son ras-le-bol et soutient que : « nous n’avons pas vu l’aide qui a été distribuée dans le cadre des inondations, on nous a laissé en rade. C’est inamissible », tonne-t-elle. Dans les ruelles, les briques et des panneaux superposés servent de passages aux habitants.

A la grande mosquée de Guinaw rail, les alentours de ce lieu de culte sont occupés par les eaux, ce qui complique davantage les prières des « nafilas » pour les fidèles musulmans. Ainsi, certains se rabattent ailleurs pour accomplir la prière.

Entre Bountou Pikine et le district sanitaire, à Icotaf, la circulation est quasi impossible, les véhicules, les charrettes et certains engins disputent les trottoirs avec les piétons. Les eaux, les empêchent de vaquer correctement à leurs occupations.

Au marché Sandica la situation est plus que chaotique, la boue et les ordures mélangées aux eaux donnent une odeur nauséabonde.

Chaque saison hivernale, plusieurs maisons sont englouties par les eaux, ce qui fait que l’Etat avait pris les devants avant l’arrivée de la pluie en construisant 600 logements pour recaser les sinistrés. Les inondations coûtent chères car plusieurs milliards de francs Cfa y sont injectés.

source : le messager

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