Heur(t)s et malheurs d’une année

Des événements heureux, des heurts, mais aussi des malheurs ont jalonné l’année culturelle 2007. A côté de la résistance du Ministre, de l’organisation de manifestations de grande envergure et des distinctions, il y a eu des démissions avec fracas, des accrochages. La grande faucheuse s’est aussi manifestée. Et sa main a été fort lourde.


Le monde culturel a été beaucoup animé durant l’année 2007 finissant. Des nominations, des distinctions et autres manifestations de grande envergure ont concerné le Sénégal et ses acteurs culturels.

La plus notable a été la longévité du Ministre de tutelle qui, non seulement a résisté à toutes les bourrasques qui ont secoué le Gouvernement, mais a pris du galon.

La nomination de Ismaël Lô aux Victoires françaises de la musique, la sélection à la finale du Prix Rfi musiques du monde du groupe de rap Ssk, etc., ne sont pas des moindres, de même que l’organisation du festival des handicapés (une première mondiale).

Mais les faits qui auront le plus marqué l’attention restent l’adoption du projet de loi sur les droits d’auteur et les droits voisins et la création de la Brigade contre la piraterie et la contrefaçon d’œuvres culturelles. Le monde culturel a aussi été marqué par des malheurs.

En effet, la grande faucheuse a en la main bien lourde, en visant très haut. Du cinéaste, Ousmane Sembène à l’ancien directeur de la communication, Abdourahmane Cissé, elle n’a pas épargné d’autres personnalités marquantes telles que le promoteur Mamadou Konté, le chanteur Laba Sosseh (premier disque d’or africain), le peintre Boubacar Barry, le koriste Banna Cissokho, Maurice Sonar Senghor (premier directeur général du Théâtre national Daniel Sorano), Abdourahmane Diop (ancien directeur de l’Institut national des arts), Mademba Diop (membre fondateur du Cercle de la jeunesse de Louga), etc. Plusieurs heurts et accrochages ont été dénombrés tout au long de l’année.

Celui qui a fait le plus de bruit a été l’arrestation de la danseuse Ndèye Guèye et de ses amies dans la fameuse affaire « Guddi Town ». De même que les interpellations en cascades de journalistes. Il y a eu aussi une mini-tempête dans un verre d’eau : le souhait formulé par le Coordonnateur du Festival mondial des arts nègres d’être démis de ses fonctions.

L’acte le plus récent, c’est la sortie très musclée du Ministre de l’Intérieur, Ousmane Ngom, contre le musicien ivoirien Tiken Jah Fakoly. Pour avoir fait part de ce qu’il pense du Sénégal et de ses dirigeants, il est déclaré persona non grata, par le premier policier du pays.

Source :AFRICANGLOBAL NEWS

Demba Silèye DIA

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