Gaspillage à Sorano : le procureur s’autosaisit , les femmes des pontes du régime devant Dame justice

La récente manifestation organisée à Sorano risque bien d’être la goutte d’eau qui va faire déborder le vase. Car, selon des sources très crédibles, s’appuyant sur la loi contre les gaspillages en public, le procureur de la République a décidé de convoquer devant la Justice les femmes mêlées à ce scandale, dont quatre épouses d’autorités. Car, si on peut comprendre que des femmes qui ont acquis des fortunes à la sueur de leurs fronts, veuillent les dépenser dans des manifestations folkloriques, la loi l’interdit. Dès lors, il est intolérable que des épouses d’officiels du régime s’y prêtent.


Kiné Lam est à l’abri du besoin pour, au moins, des années. Car, le spectacle qu’elle a donné samedi dernier lui a bien rapporté : des dizaines de millions de francs Cfa, des véhicules, terrains et billets pour La Mecque. Parmi ses donatrices figurent des épouses de personnalités du régime en place, dont celle de Abdoulaye Faye, ministre d’État auprès du président Wade et administrateur du Parti démocratique sénégalais, Me Madické Niang, ministre des Affaires étrangères du Sénégal et de Pape Diop, président du Sénat, deuxième institution du pays. Elles ont « offert » à la chanteuse des millions et bien de gros cadeaux. Elles doivent avoir honte. Leurs maris doivent se soumettre à un examen de conscience. Car si Awa Diop Gabon a trimé, à sa manière, pour pouvoir honorer la diva Kiné Lam, ce n’est pas le cas des douces moitiés des officiels. On ne leur connaissait pas de fortunes, avant que leurs époux ne soient aux affaires.

Pourtant il y a une loi contre le gaspillage en public, votée par l’Assemblée nationale depuis longtemps. S’y fondant, le procureur de la République a décidé de s’autosaisir. Il l’avait fait avec les filles mineures dont les ébats avec un Blanc avaient plombé la toile, il y a quelques jours. Ici et là, la loi a été violée. Un huissier sera commis, le film de la manifestation sera saisi et mis sous scellé. Car, le pouvoir judiciaire sait qu’il n’est ni décent, ni légal, de voir des chariots remplis d’argent, pendant que les Sénégalais vivent au-dessous du seuil de la pauvreté.

Les filles de la Sicap ont été sauvées, parce que mineures au moment des faits. Le procureur ira-t-il jusqu’au bout ?

Bien des sources judiciaires craignent qu’il ne soit freiné dans sa volonté d’assainir les mœurs, parce que parmi les incriminés figurent la femme de la deuxième personnalité du Sénégal, celles du chef de la diplomatie et d’un ministre d’État, ancien compagnon du président Wade. Quoi qu’il advienne, les femmes de responsables, croyantes de surcroît, peuvent faire les « cadeaux » qu’ils veulent, mais dans la discrétion et non en s’exhibant. Il s’y ajoute que des populations croupissent, toujours, dans les eaux en banlieue, où on a jamais enregistré la présence des épouses des trois personnalités nommées plus haut. On les accuse de dilapider l’argent du contribuable sénégalais. Le fils de Madické Niang avait fait venir tout un orchestre à domicile et une kyrielle de stars, rien que pour son anniversaire ; ceci, pendant que les populations sont plus qu’éprouvées.

C’est dire que les épouses des nouveaux parvenus, qui rivalisent en public dans le gaspillage, risquent d’être contraintes d’arrêter de narguer les Sénégalais. Car la saisine du procureur pourrait sonner le début de l’application de la loi contre le gaspillage, en public, votée depuis des lustres.

Source : XIBAR.NET

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