FESTIVAL KAY FECC : Louga creuset des jeunes talents du Hip hop

Pour la première fois, les promoteurs du Festival Kay Fecc ont décentralisé leur manifestation à Louga. Une manière de promouvoir les jeunes talents du mouvement Hip hop au niveau des régions. L’événement s’est déroulé au cours de la semaine passée.


La capitale du Ndiambour abrite depuis une semaine la cinquième édition du Festival Kay fecc. Il s’agit du « Battle national » dont l’objectif est de détecter et de promouvoir les jeunes talents dans domaine du Break dance et du Slam qui caractérisent le mouvement Hip hop sénégalais. Sous la conduite et la supervision de la présidente de l’association « Kay fecc », le festival a réuni une quarantaine de jeunes danseurs du Hip hop provenant des régions de Dakar, Thiès, Kaffrine, Ziguinchor, Saint-Louis et Louga. La cinquième édition, décentralisée pour la première fois dans la ville de Louga, a permis aux jeunes de se former sur les métiers de la danse du Hip hop et d’être aussi en compétition. Les lauréats du Battle national seront promus et suivis et pourront effectuer une tournée nationale. Sur le plan de l’organisation du concours, la présélection a permis de choisir les quatre meilleurs qui vont se confronter en finale. Ils seront départagés selon des critères internationaux définis à savoir la musicalité, l’originalité, la créativité et la présence scénique.

Selon la présidente, Mme Gassira Diagne, le festival offre à certains jeunes la possibilité d’acquérir les rudiments de base de la danse du Hip hop et à d’autres de consolider leur connaissance. Selon le rappeur Didier Awady, « c’est grâce à la danse que le rap existe au Sénégal », le festival est une belle occasion pour les jeunes de se faire découvrir.

A côté du rappeur sénégalais Simon, il s’est engagé à soutenir les meilleurs groupes. Des groupes qui n’ont jamais eu la chance d’être produits. « Il faut l’esprit d’entreprise, et si vous faites les premiers investissements, nous allons vous assister en vous mettant en contact avec de grands producteurs propriétaires de studio », confie Awady aux jeunes espoirs du Rap sénégalais.

Ousmane MBENGUE

Source : Le Soleil

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