Cameo : Producteur de Hip Hop

Qu’est-ce qu’un beau garçon juif de Newton peut venir faire au Sénégal, à sortir avec des artistes hip-hop et à enregistrer des MCs fous ?


Pour Ben Herson, 31 ans, directeur de Nomadic Wax, il faut bouder les sentiers battus pour la vie hors du système, mener une boite de production de hip hop en forme de « guérilla ». De retour aux États Unis, on le voit comme serveur de banquet.

Qu’est-ce qui a mené Herson de la Hight School de Newton aux rues de Dakar ? Alors qu’entre temps il porte un bel habit blanc pour servir des hors-d’oeuvre.

Qu’est ce que vos parents pensent de tout cela ?

Mon père est cardiologue et ma mère musicienne de folk, qui a commencé un programme d’éducation environnementale. Ils savent que c’est un combat et ils aimeraient qu’il y ait plus de sécurité dans cela. Mais ils aiment que je sois sérieux en la matière.

Vous avez écrit une thèse sur l’émergence du hip hop Sénégalais et le pouvoir du hip hop comme moyen d’expression politique et sociale. Traduisez ça pour nous.

Les jeunes en Afrique utilisent le hip hop comme divertissement, mais encore plus pour se vanter de ce qu’ils ont ou n’ont pas. Les rappeurs au Sénégal sont plus politiquement et socialement conscients, et beaucoup de jeunes bien éduqués et sans opportunités économiques se sont tournés vers le hip hop plutôt que vers l’émeute pour exprimer leur frustration.

Donc qu’est ce que ’l’enregistrement-guerilla" ?

Je prend un enregistreur à disque dur, un ordinateur portable, un couple de micros et j’enregistre les gens où qu’ils se trouvent, que ce soit dans une chambre, un sous sol ou un centre communautaire. C’est ultra-dépouillé. Nous prenons les morceaux pour les mixer dans un studio professionnel, et nous avons sorti des CDs comme African Underground Vol. 1 « Hip-Hop Senegal, » a compilation featuring 14 of Dakar’s ill-est MCs.

Mais un petit détail. Votre boite de production ne gagne pas d’argent.

J’ai travaillé quelques mois, glorifié comme administrateur et chef de projet, à lire des feuille comptables coincé dans une cabine. Au bout de trois semaine ma copine était d’avis que « tu n’as pas l’air d’aller bien ». Je ne dormais pas, mangeais peu, et buvais trop de café. Je peux voir comment les gens viennent à la maison, veulent prendre 12 bières et aller se coucher. Je ne peux pas marcher dans un tel monde. Je ne peux pas m’assoir là pour faire de la merde sans intérêt toute la journée. Je ne veux pas être un pion dans ce jeux. Je préfère faire ce qui me passionne et d’autre part faire ce qu’il faut pour joindre les deux bouts.

Par Cindi Atoji, Globe Correspondent 14 octobre 2007 Source : Boston.com © Copyright 2007 Globe Newspaper Company.

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