Blee Gi Joe N4


Parcours de Blee Au début des années 90,au Sénégal, le mouvement hip-hop se caractérisait par la formation des groupes de rap dont le nombre n’avait d’égal que la rapidité de leur dislocation . Blee se montra très tôt passionné par ce que beaucoup considéraient comme un épiphénomène. Suite à plusieurs déboires avec des rappeurs en compagnie de qui il avait constitué un groupe, Blee suivit le conseil de Moussa, son parolier, qui lui de longue date lui répétait de faire cavalier seul. Mieux il décida également de répéter désormais en aca pella. Entre 2000 et 2002 Blee participa à trois compilations (Politichien, Dk 2000 et Moytul) et fut invité par un rappeur dans l’album (Inondation). Pendant ce temps Moussa remplissait les offices de parolier, de manager disons pour faire court d’homme à tout faire pour un artiste de son Etat. Lorsque, depuis l’Italie, Blee proposa à Moussa de former avec lui un groupe de rap celui-ci eut la pudeur d’accepter. Mais, relancé par Blee qui trouvait que c’était la meilleure forme de collaboration entre eux, Moussa eut l’élasticité d’esprit pour accéder à sa demande. C’était le couronnement d’un compagnonnage sincère, l’aboutissement d’un processus de maturation artistique, intellectuelle et humaine de deux trajectoires qui jusque-là parallèles sans l’être vraiment finissent par faire corps pour donner naissance à un mouvement qui est Osmosis. Sur l’album : ’Siggi’ appartient aux militants d’un épanouissement endogène de l’Afrique ! ’Siggi’ veut dire ’ Relever la tête’. Relever la tête parce que personne sous le soleil n’est mieux placé que l’Homme noir pour le faire. Soyons fiers de notre peuple. Relever la tête aussi au sens de se tenir debout. Oui, se redresser en vue d’avoir une vision panoramique et prospective, pour mieux affronter les défis qui nous interpellent, afin de continuer à apporter notre part de contribution pour l’émergence d’une Humanité réconciliée avec elle-même. Enfin ’Siggi’ est un hommage rendu à Cheikh Anta Diop, cet illustre homme à l’œuvre colossale, qui avait choisi cette terminologie pour un journal qu’il avait créé. Mais, pour les raisons que nous connaissons, il préféra donner à son papier le nom de ’ Taxaw’ (qui veut dire ’Debout’) plutôt que de se voir imposer l’orthographe erroné. 1. Njukël (Hommage) est dédié à toutes les mères particulièrement à celles d’Afrique. Elles ont la charge de conserver et de transmettre telles quelles les valeurs multiséculaires de leur peuple tout en étant la cheville ouvrière de l’édification de nos Etats-nations. On ne peut que leur vouer un culte. Que serait l’Afrique sans ses formidables dames ? 2. Naañ ko wax (Disons-le) s’insurge contre les inégalités entre les populations du centre-ville de Dakar, capitale du Sénégal, et les banlieusards. Un fossé aussi grand existe entre les Dakarois et les habitants des autres régions du pays. Les disparités sont encore plus flagrantes entre les urbains et les ruraux. 3. Ligéeyu gudi (Travail de nuit) retrace l’itinéraire d’une femme contre laquelle le sort s’est acharné au point qu’elle se retrouve sur le trottoir. C’est un sujet tellement tabou dans nos sociétés qu’on n’ose même pas l’appeler par son nom. 4. Le pire outrage a été conçu pour accompagner un film documentaire qui traite de l’excision. Il s’agit d’une pratique qu’il faut combattre avec la dernière énergie en privilégiant l’information, la sensibilisation, la communication et la conscientisation. 5. Jambaar dawul (Reculer pour mieux sauter) étale la vie dure de Blee, rappeur en quête de notoriété dans son pays. Aîné de sa famille il a été contraint d’aller en Europe pour des lendemains meilleurs pour sa famille et lui, avec tout ce que cela comporte comme renoncement, privation, sacrifice et persécution. 6. Talaatay Manhattan (Mardi de Manhattan) prend le onze septembre 2001 comme prétexte pour parler des tensions qui secouent l’humanité aux quatre coins du globe. Les Usa et les autres semeurs de chaos dans le monde y sont mis sur la sellette. Le monde arabe en a eu pour son grade aussi. 7. Tuur lëndëm (De la poudre aux yeux) s’élève contre le néo impérialisme de l’Occident qui continue de spolier éhontément l’Afrique. Hélas, les gouvernants africains plus préoccupés à se remplir les poches et la panse se font manipuler comme des marionnettes. L’intelligentsia africaine censée éclairer et émanciper le peuple est allée monnayer ses services au Blanc. 8. Tërëdi (Volage) prévient filles sur le danger que représentent les relations sous-tendues par le seul appât du gain. Souvent par des déterminismes socio-économiques, elles s’empêtrent dans des histoires périlleuses où elles ont tout à perdre et rien à gagner en définitive mais malheureusement semblent l’ignorer. 9. Kaañ fo (Viens jouer) déplore le fait que de nos jours les enfants ne jouent pratiquement plus. Les générations précédentes avaient des activités ludiques éducatives et positives en termes de contacts humains. Maintenant les enfants et les ados s’isolent pour s’abrutir avec des jeux électroniques. Actualité : L’album ’Siggi’ est sorti depuis le mois de.........2007 en Europe. Les réactions sont plus que satisfaisantes tant du côté des critiques que des mélomanes. Une tournée en en préparation pour faire la promotion de l’album. C’est en début juin que le produit sera lancé sur le marché sénégalais. Ce sera le « summer launch ». Par souci d’accessibilité le produit paraîtra et en K7 et en CD. En plus de ce qui précède, il est prévu que « Siggi » sorte en DVD dans les mois à venir. Dores et déjà les trois clips qui ont été réalisés sont diffusés à travers les chaînes de télévision européennes et africaines (notamment Télésud, RTS1, 2STV ....)

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    BleegijoeN4


    Flash Video - 5.6 Mo

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