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Wasis Diop à l’ex-Ccf et au Just 4 U

mardi 14 octobre 2008

Le musicien de renom Wasis Diop est à Dakar pour deux concerts en deux soirées à l’Institut Léopold Sédar Senghor et au Just 4 U. En conférence de presse hier, il est revenu sur ce qu’on peut appeler son quasi-absence de la scène musicale sénégalaise.

Par Gilles Arsène TCHEDJI

Le dernier concert à Dakar du musicien sénégalais Wasis Diop, remonte à l’année 2002. Cet artiste « très aimé des siens », et qui se réclame plutôt africain, ne semble pas faire la différence entre sa venue pour un spectacle au Sénégal et ses voyages vers d’autres horizons. « Que je sois sur scène au Sénégal où au Japon, l’essentiel pour moi est de satisfaire mes fans », a-t-il affirmé lors de la conférence de presse qu’il a tenu hier au Just 4 U, en prélude à ces concerts de ce week end, (à l’Institut Léopold S. Senghor et au Just 4 U).

Répondant ainsi, à tous ceux qui pensent qu’il prend de la distance par rapport au Sénégal, Wasis Diop a expliqué également, qu’il est en quête de quelque chose à travers sa musique. « Je ne cherche pas la gloire… Je revendique l’anonymat. C’est mon style de vie. Car, je ne suis pas une star. Et c’est ce qui explique ma distance », a-t-il ajouté, précisant que pour lui, « ce n’est pas un événement que de venir jouer au Sénégal ».

Nonobstant cela, Wasis Diop reconnaît qu’il est presque attendu comme un prophète, chaque fois qu’il annonce un concert à Dakar. Et cela, il le doit bien à son talent, mentionne-t-il, avec modestie. « Je dois ma réussite et mon succès sans prétention à mon environnement dans lequel j’ai évolué ici au Sénégal. Je suis l’œuvre du Sénégal. Et j’avoue qu’à chaque fois que je dois me produire ici, je suis intimidé. Car, je sais que l’attente est énorme », fait-il constater. Lui, qui « ne cherche pas ou ne viens pas conquérir le Sénégal », mais plutôt retrouver les siens et partager avec eux, ce qu’il sait faire le mieux : la musique acoustique.

« Les artistes sont des gens ordinaires. Il ne faut pas se prendre pour quelqu’un qu’on est pas », philosophe également l’enfant de Colobane, qui ne se sépare jamais de son écharpe. D’ailleurs, interpeller sur sa relation avec ce bout de tissus qui ne le quitte jamais, Wasis Diop ironise : « J’irai à Ngor réveiller les prêtresses pour comprendre mon lien avec ce tissus. Car, je n’arrive pas à l’expliquer moi même. Je pense simplement que je pérennise une culture, une tradition… »

Pour ces concerts à l’Institut Français et au Just 4 U, Wasis Diop est à Dakar avec tout son orchestre. Il prévoit donc de faire écouter et savourer aux mélomanes ses meilleurs titres, mais surtout son dernier album Judu Bëk, dont « les chansons sont comme des films sans images » à en croire ses propres analyses. arsene@lequotidien.sn

Source : Le Quotidien

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