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Première édition de Battle Urbanation Bboy : L’Afrique danse au Sénégal

vendredi 11 juillet 2008

Après national, on pense international. Les breakers africains se retrouvent au Sénégal où leurs pas de danse devront vaincre et convaincre…

La dernière fois, c’était il y a tout juste quatre mois. Au mois de mars dernier en effet, l’Association Kaay Fecc organisait son Battle National Danse Hip Hop. Entre-temps, la démarche s’est étendue, internationalisée et la structure n’est plus seule. A ses côtés, Africulturban. Ensemble, ils ont conçu la première édition de Battle Urbanation Bboy. Le ‘premier tournoi interafricain de breakdance au Sénégal’ se tiendra le 19 juillet prochain à 19 h, au Centre culturel Blaise Senghor. C’est là qu’hier, les organisateurs de la manifestation ont choisi de convier la presse.

Pour un premier moment, les danseurs sénégalais accueilleront les formations de sept pays africains. Il y aura le Burkina-Faso, la Guinée Conakry, le Mali, le Niger, le Nigeria, le Maroc et la Tunisie. Près de 49 personnes feront le voyage jusqu’à Dakar, après une sélection à l’interne, au niveau de chacun de ces pays. Au Sénégal, ce sera le crew (groupe de breakers, Ndlr) Xtreme Bboys, lauréat du Battle National Danse Hip Hop. Seule catégorie représentée pour cette compétition, le 6/6 break. Le crew vainqueur de cette finale continentale s’envolera vers l’Allemagne où il participera au Battle of the year (Boty) prévu le 18 octobre prochain. Mais auparavant, il faudra convaincre un jury formé de grandes figures du milieu.

Cette première édition d’Urbanation Bboy sera co-parrainée par le rappeur Didier Awadi, un habitué, et Sidi Dieng d’Adedi wear.

Il n’y aura pas que cela. Plusieurs autres activités sont prévues tout autour. Une manière d’accompagner la finale du 19 juillet et de lui donner, en définitive, une petite touche professionnelle. Ce sera sous forme d’ateliers qui se destineront à la fois aux 8 crews participants et aux professionnels. Au cours de ces différentes sessions, l’on s’intéressera à la danse hip hop et aux danses traditionnelles du Sénégal. Ici, les bboys (ou breakers) s’inspireront respectivement de l’expérience chorégraphique de Bacary Diamé et d’Abdoul Bâ. Plusieurs dates ont été retenues à cet effet : la période qui va du 10 au 15 juillet et le 18 juillet. Le 20 juillet sera un ‘moment d’échange’ entre bboys d’horizons divers.

Pour ce Battle Urbanation Bboy, au-delà de l’aspect compétition, l’on insistera sur la chorégraphie. La précision est de Gacirah Diagne de Kaay Fecc. Avec Amadou Fall Bâ d’Africulturban, elle partage la conviction que ce tournoi de breakdance ‘constitue un projet de revalorisation et de professionnalisation de la danse hip hop africaine’. Aux artistes locaux, il offre un ‘cadre d’expression artistique’. En signe d’ouverture, il est l’occasion de ‘créer des échanges qui favorisent les liens et le dialogue entre les cultures du Sud’.

Et lorsque l’événement s’inscrit dans une dimension plus large, celle du Boty en l’occurrence, difficile de taire le nom de Thomas Hergenröther qui lui donna un souffle de vie. C’est en 1999 que le continent noir a connu son premier Boty, avec l’Afrique du Sud. L’événement est aujourd’hui âgé de 18 ans et, après l’Urbanation bboy, ‘un deuxième pays africain sera attendu en Allemagne’.

Théodora SY

Source : Walf

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