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Des risques de hausse du prix de l’eau

mercredi 10 mars 2010

« Non à l’exclusion des travailleurs dans le processus de la réforme du sous-secteur de l’Hydraulique Urbaine au Sénégal ». C’est le cri de cœur lancé par les syndicalistes du Cadre unitaire des syndicats de la Sénégalaise des eaux (Cus-Sde) qui faisaient hier face à la presse hier pour exprimer leur sentiment sur les réformes du sous-secteur de l’Hydraulique Urbaine en cours.

Les syndicalistes de l’eau ont dénoncé ainsi la démarche en solo du gouvernement dans la réflexion prospective sur le cadre institutionnel du secteur de l’Hydraulique urbaine et de l’Assainissement. Ils ont également annoncé qu’une hausse du prix de l’eau risque de survenir si l’avis des travailleurs et consommateurs n’est pas pris en compte dans le processus de la réforme.

Le prix de l’eau risque de connaître une hausse si le point de vue et des intérêts des consommateurs et des travailleurs de la Sénégalaise des Eaux ne sont pas pris en compte par les réformes en cours dans le sous-secteur de l’hydraulique urbaine. C’est du moins la déclaration faite hier mardi par le Cadre Unitaire des Syndicats de la Sénégalaise des Eaux (Cus-Sde) à Dakar lors d’un point de presse. Selon les camarades de Elimane Diouf, le Coordonnateur du Cus-Sde « Si on demande à un privé de gérer la distribution de l’eau, ça pourrait entraîner une hausse du prix du liquide précieux. A moins qu’un cahier des charges bien précis soit décliné pour prendre en compte tous les besoins ».

Toute chose qui doit passer, selon les professionnels de l’eau par « un renforcement de la participation de l’Etat, des travailleurs et des privés nationaux dans le futur montage d’une société d’eau ». Une condition qui, disent-ils n’est pas respectée jusque-là par l’Etat « Le Cus-Sde tout en reconnaissant au Gouvernement son pouvoir de décision, ne peut pas comprendre que le ministre de l’hydraulique, n’ait pas pris le soin d’informer les partenaires que nous sommes sur la réflexion prospective par rapport au cadre institutionnel du secteur de l’Hydraulique Urbaine et de l’Assainissement ».

Et d’ajouter « ce n’est que par des déclarations de presse que le ministre de l’hydraulique a confirmé la décision de l’Etat de procéder à une concession globale regroupant les activités de la SDE et celle de la SONES à un privé qui aura en charge les investissements ».

Face à cette situation, Elimane Diouf le Coordonnateur du Cus-Sde a dénoncé cette « absence de dialogue » et a lancé un appel au gouvernement et au Président de la République, pour « l’implication effective des travailleurs dans le processus de réflexion et de négociation. Faute de quoi, avertit-il, les travailleurs se feront entendre. Et dans ce cadre « il n’est pas exclue, dit-il, une perturbation dans la distribution de l’eau dans le secteur ». Par ailleurs, le Coordonnateur du Cus-Sde a annoncé la mise sur pied d’un plan d’actions où rien ne sera négligé pour préserver l’équilibre du sous-secteur.

Il est à noter que l’Etat du Sénégal est lié à la SDE depuis 1996 par un contrat d’affermage d’une durée de 10 ans sous le contrôle de la SONES. Cet accord a été prolongé de nouveau pour une durée de 5ans en 2006. Il expirera en avril 2011 avant la mise sur pied d’une autre forme de gestion de la distribution de l’eau en milieu urbain.

source:sudonline

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