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Daara J Family, tout en rythmes à l’Institut français de Dakar

lundi 21 juin 2010

Le verdure de l’Institut français Léopold Sédar Senghor a vibré vendredi soir aux rythmes proposés par le Daara J, groupe majeur du hip-hop au Sénégal, en phase de promotion de son album ‘’School Of Life’’ (Wrass Records), symbole d’une nouvelle vie.

Très attendue après la sortie du disque il y a un peu plus d’un mois, la prestation démarre en intro par le titre ‘’Boomerang’’, puis continue par ‘’We Celebrate’’, chanson qui se joue dans une ambiance des années 1970 que Ndongo D et Fadda Freddy n’ont pas forcément connue, mais dont ils revendiquent les influences artistiques.

Les spectateurs, venus très nombreux au spectacle (le concert s’est joué à guichet fermé), n’avaient même pas attendu le début de la soirée pour se mettre dans la cadence. Au bord de l’hystérie, ils reprennent en chœur le refrain de ‘’Waccel sa griff’’ sur lequel les deux musiciens parlent des ‘’trafiquants de personnalité’’.

A ‘’ceux qui aiment le Hip-Hop’’, Daara J Family dédie le morceau ‘’School Of Life’’ pour rappeler, surtout aux détracteurs du mouvement, que le rap est une école où l’on apprend à se battre pour se forger une personnalité.

Dès lors, tout s’enchaîne sur le même tempo : ‘‘Unité 75’’ (contre l’idée d’un Occident Eldorado de tous les possibles), ‘’Oh Why’’, ‘’Sabodala’’ (critique sévère de la mal gouvernance du pays par une élite préoccupée à s’enrichir).

Après ‘’Breath Of My Life’’, une belle chanson d’amour, le groupe interprète en A Capella ‘’Niit’’, pour constater l’état de dégradation de l’environnement et appeler à une prise se conscience générale après les échecs de Kyoto et Copenhague.

Le concert de Daara J s’est fait sur un tempo reggae (‘’Children’’ et ‘’Jangileen’’), mais il a été surtout un voyage à travers divers rythmes : juju, afrobeat, dance-hall, pop…Normal, il y avait, entre autres instrumentistes, un bassiste, un batteur, un claviste.

Le ‘’sommet’’ de la soirée a été sans nul doute le titre ‘’Temps boy’’, une superbe chronique des années de tendre jeunesse. A coup d’histoires, de mots, de petites chansons, Daara J Family rappelle des souvenirs que les moins de 30 ans (et ils étaient nombreux au concert) ne peuvent pas connaître.

‘’Pottu Nda’’, ‘’Tomorrow’’, ‘’Bayi Yoon’’ (ode à une Afrique debout) ont conclu un show qui aurait été parfait sans l’apparition encombrante de danseurs dont on ne savait pas ce qu’ils faisaient sur scène.

Pour sa première grande prestation après la sortie de l’album ‘’School Of Life’’, Daara J Family a voulu certainement innover avec des costumes et une décoration signés Cheikha, mais une chorégraphie s’y est inutilement ajoutée.

Source : APS

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