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« AFFAIRE » EL MALICK SECK : Y A-T-IL ANGUILLE SOUS ROCHE ?

samedi 25 avril 2009

« On ne nous dit pas tout », aime répéter l’humoriste Anne Roumanoff. Décidément, on ne nous dit rien sur les conditions de libération d’El Malick Seck, ce « butin de guerre » que les cellules du Camp Pénal viennent d’élargir après huit mois de prise d’otage. Après les Chantiers de Thiès et ceux de l’Anoci dont on ne connaîtra sans doute jamais les tenants et les aboutissants, les « allégations » et la libération d’El Malick viennent rallonger la liste des dossiers « mystères » dont l’emballement médiatique a abasourdi la République à tous les niveaux, à l’image du feuilleton « Macky le Blanchisseur » finalement rangé aux oubliettes. Au-delà de l’euphorie suscitée par cette libération, il revient à la presse de laver son linge sale en « studio » pour que journalistes fassent preuve de plus de responsabilité, qu’ils n’aient plus à « quémander » une quelconque grâce présidentielle. Les limiers de la DIC pourront peut-être nous chiffrer le nombre de personnes interpelées suite à l’article d’El Malick censé troubler l’ordre public…

« Je remercie le Président qui a bien voulu me gracier »

Cette déclaration est presque un aveu de culpabilité. Elle laisse supposer qu’il y a anguille sous roche, qu’un compromis aurait été trouvé, étant donné que les nervis de Farba ont profité de cette grâce pour se sauver discrètement par la petite porte après avoir fait de la prison par procuration… De deux choses l’une : soit El Malick est coupable de ce dont on l’accuse, et dans ce cas, il assume ses actes et présente ses excuses publiques au président de la République et à son fils, ou soit il ne l’est pas et dans ce cas, il n’y a pas de quoi remercier le Président qui de toute évidence, ne peut se permettre de garder un journaliste en prison. En tout état de cause, cette histoire de blanchiment d’argent est loin de connaître son épilogue. Il est quand même curieux de remarquer que les « journalistes d’investigation » ne s’intéressent guère à Idrissa Seck pour en savoir plus sur les milliards de Korhogo… Espérons que la plume d’El Malick Seck n’aura pas été « brisée » pendant son séjour gratuit au Camp Pénal. La ligne éditoriale de 24h Chrono édifiera l’opinion dans les jours à venir.

Momar Mbaye mbayemomar@yahoo.fr

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